Sa vie après SNC-Lavalin | Le Journal de Montréal

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Sa vie après SNC-Lavalin | Le Journal de Montréal

Après une carrière comme vice-présidente en approvisionnement mondial chez SNC-Lavalin, Claudine Fyfe a troqué sa vie de gestionnaire pour celle d’entrepreneure. Maintenant à la tête de sa propre firme de services-conseils, elle est loin de se plaindre de ce changement de cap.

« J’ai eu des mandats intéressants chez SNC-Lavalin, dit celle qui est avocate de formation. Je gérais des équipes en Inde, en Chine. J’ai aussi été activement engagée dans la mise en place du programme de conformité et de gouvernance. La firme était alors en pleine tourmente avec le scandale des commandites. Quand on vit ça de l’intérieur, c’est valorisant de participer au changement. »

Les entrepreneurs se plaignent souvent d’avoir à porter tous les chapeaux. Pas Claudine Fyfe. Depuis l’automne dernier, elle est à la tête de Fynlam, une firme de services-conseils en approvisionnement. Elle accompagne les entreprises dans la mise en place de stratégies pour optimiser leurs activités liées aux achats. Un domaine d’expertise pour celle qui a travaillé pendant plus de 15 ans en approvisionnement stratégique pour des organisations nationales et internationales.

« Les changements d’orientation professionnelle favorisent les expériences nouvelles et enrichissantes. Je suis très heureuse dans ce que je fais », affirme-t-elle.

Besoin de nouveaux défis

Après toutes ces années, Claudine Fyfe voulait vivre autre chose. « Les grandes entreprises exercent souvent une gestion à court terme, en fonction des résultats financiers du prochain trimestre. J’avais besoin de définir mes propres orientations et de décider des stratégies au-delà du court et du moyen terme. »

Après avoir quitté SNC-Lavalin, elle a tenté d’acquérir une entreprise à deux reprises, mais face au risque trop élevé elle a plutôt décidé de créer Fynlam.

« Je me suis dit qu’il fallait que je croie en moi en m’appuyant sur mon expérience et mes compétences. Ma mission, c’est de contribuer à la rentabilité des entreprises. Il y a moyen pour une organisation d’aller chercher des marges de profit sans pénaliser sa compétitivité sur le marché. C’est devenu mon dada. »

Sa clientèle est diversifiée. « On a des clients qui sont “verts” dans le domaine de l’approvisionnement, on les assiste dans le développement de leurs activités et on peut même exécuter des tâches.

« Mon objectif, c’est de développer l’autonomie des entreprises. Je ne veux pas être comme ces firmes qui visent des contrats à long terme. Je fournis des conseils, je forme les gens à l’interne et je reste disponible pour des suivis ponctuels. Je crois beaucoup à cette formule d’accompagnement. »

Même si son entreprise n’a pas soufflé encore sa première chandelle, Claudine Fyfe est comblée par son virage professionnel. « Je suis maître de mes propres résultats. J’aime aussi pouvoir toucher à tout. Je profite pleinement de ce que l’expérience de partir en affaires peut offrir. »

Son parcours

  • Baccalauréat en droit, Université Laval, 1983 à 1986
  • Maîtrise en droit économique et financier, Université Laval, 1998
  • Vice-présidente en approvisionnement mondial chez SNC-Lavalin, 2011 à 2015

Une de nos meilleures décisions

« Foncer et me faire confiance pour démarrer mon entreprise malgré une certaine insécurité. »


Une de nos pires décisions

« D’avoir tardé à me lancer en affaires. »

 



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